Les professionnel·le·s de la médiation culturelle, membres de BLA!, sont la réunion de femmes et d’hommes engagés dans la réalisation d’un ensemble de missions à destination des usager·e·s des centres d’art, des musées, tiers-lieux culturels ou encore des fondations qui soutiennent des pratiques artistiques contemporaines, et répondent toutes et tous à des missions de service public.

LE CONTRAT EN CDDU 

Des emplois très temporaires, sans garantie de renouvellement, ni de stabilité 

CDDU (Contrat à Durée Déterminée d’Usage) est un type particulier de CDD utilisé dans certains secteurs d’activité où l’usage de contrats courts est habituel et justifié. Il est notamment répandu dans les secteurs du spectacle, de l’audiovisuel, de l’hôtellerie-restauration, des centres de loisirs ou du sport.

Quels avantages le CDDU procure-t-il aux employeurs ?

Autorisé par l’article L1242-2 du Code du travail, ce contrat, contrairement aux CDD classiques ou aux CDD de remplacement, procure une grande souplesse à l’employeur et lui offre la possibilité de :

Ne pas verser les indemnités de précarité normalement dues à la fin d’un CDD classique.

Reconduire les CDDU sans limitation ;

Conclure des CDDU sans établir une date de fin de contrat précise ;

Embaucher directement un salarié sans avoir besoin de respecter le délai de carence entre deux CDD ;

Le contrat à durée déterminée « d’usage » (CDDU) est un contrat de travail à durée déterminée susceptible d’être conclu : 

• Pour pourvoir des emplois pour lesquels il est d’usage constant de ne pas recourir au CDI en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois ; 

• Dans des secteurs d’activité définis soit par décret, soit par les conventions ou accords collectifs de travail étendus. Il pourra s’agir, par exemple, de l’emploi d’« extras » dans l’hôtellerie ou la restauration. 

Source : Le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles 

Quels risques pour les professionnel·les de la médiation ?  

Précarité pour le·a salarié·e car il y a peu de visibilité à long terme sur l’avenir professionnel. 

– Pas de prime de précarité à la fin du contrat.

– Pas d’accès la formation et au suivi des compétences par l’employeur.

Pas de prise en compte de l’ancienneté.

Cumul de contrats multiples car chaque mission nécessite un contrat distinct, ce qui peut être contraignant pour les salarié·es. 

Le recours massif et parfois abusif à des contrats à durée déterminée d’usage (CDDU) ou à temps partiel contribue à la précarité de l’emploi. Dans le secteur culturel, la part des contrats à durée limitée des salariés et salariées (cdd, vacations, emplois aidés…) est ainsi passée de 19 % à 29 % au cours de la période 1999-2019, contre 11 % à 15 % dans l’ensemble des professions salariées. Cette évolution touche particulièrement les professions culturelles.

Extrait de Crise du secteur culturelRésolution du Conseil économique social et environnemental sur proposition de la Éducation, culture et communication – mai 2023
Rapporteur : Vincent Moisselin